vendredi 15 janvier 2016

Zach chez les Dévoreurs !


Je reviens de deux jours près d'Evreux pour les Dévoreurs où La Drôle d'évasion (CM2) et Il était deux fois dans l'Ouest (6ème) sont sélectionnés !

A Boisemont, les élèves savaient accueillir, avec un mirador d'Alcatraz en bâtonnets de glace, des acrostiches, des dessins et des drapeaux ...





Je rentre les bras chargés de souvenirs :










A Château sur Epte, ils ont inventé une évasion pour les jours de dictée ;)





A Saint-Marcel, j'avais un panneau pour moi toute seule (avec les vraies signatures des vrais élèves ^^), un élève (merci Lawry !) a trouvé une IDEE GENIALE pour le tome 3 de Zach et on a bien rigolé. 





A Saint-Pierre la Garenne, les enfants étaient en chaussons, ils avaient caché des questions dans une jolie boîte et ils étaient calés, très calés en "évasion d'Alcatraz" !




Merci aux médiathécaires, à Delphine, Marie-Béatrice et M. Beaudoin. 


Et en rentrant, qu'apprends-je donc ? 
Que La Drôle d'évasion est en sélection pour un 14 ème prix (ouiiiii 14, vous avez bien lu), le Prix Tatoulu (CM2) 2016 !

Youpi. 

Et au retour, j'ai de la lecture !





mercredi 13 janvier 2016

Concours "J'inonde le marché" : résultats !

Finalement, mon très long article vous a bien plu !
Beaucoup de participants : un immense merci à tous, c'était génial tous ces commentaires adorables !

Merci, donc, à :
Sabine, Le Jardin du Papet, Gaëlle Berthelet, Gab H., Cécile Roumiguière, Laura Millaud, Pingyao, Mylène Ancel, Paikanne, Anonyme, Alexia, Clémentine Beauvais, Marie Malléa, Mylène Colas, Sardine, Mathildette, Antonia, Anne Loyer, Jane, Sophie Adriansen, Tom, Véronique Cauchy, Coline Pierré, Elice, Sylvain Avizou, Agnès Domergue, Sébastien Féranec, Lionel Larchevêque, Sandrine Kusiac, Manu Causse, Titou, Liméa, Gaëlle Follezou, Valy, Catherine Desmaisons, Allez vous faire lire, Hélène, Rebz, Mélanie Delaporte, Claire Marache et Olivier Dupin.

Et merci à Fanfan qui m'a donné un nombre entre 1 et 41 :



23 
C'est ...


Dis, Coline (en cliquant sur son nom, accédez à son blog), tu voudras quel livre parmi ceux cités dans l'article ? 


Bises à tous,
à bientôt !



lundi 11 janvier 2016

Un atelier, deux ateliers, un musée...


A l'école Jean Macé de Trappes, dans la classe de Thomas Leblond, nous faisons des collections de mots blancs, de mots rouges, de mots qui piquent et de mots qui sentent mauvais ... Nous faisons des rêves fous et les idées arrivent par paquets de douze.
ça a démarré ce matin, ça se poursuit jusqu'en avril  et c'est vivifiant !

"Quand je perds mes idées, je vais voir ma grand-mère et sur le chemin pour y aller, tout me revient"
R.




Au collège Stanislas (Paris), dans 4 classes de CM2, nous imaginons des contes et des romans policiers. Il y a du théâtre, un chalet en montagne, des mouches drones téléguidées, un moniteur de ski amateur d'art, un hamster qui dessine des portraits-robots, des cheveux qui indiquent le chemin, un sorcier-panda et des tonnes d'autres choses.
ça a démarré en décembre, ça se poursuit jusqu'en février et c'est étonnant !




Au Musée de la Ville de St Quentin en Yvelines, il y aura un atelier sur les couleurs, à destination des scolaires et des familles. Laure Vallette m'a demandé d'écrire un conte qui servira de base à l'atelier.
"Arto et les couleurs de la ville" est né.
Mon complice Henri Fellner a traduit en dessin les photos du territoire de St Quentin, pour un parcours iconographique que les enfants suivront au cours de l'atelier.

ça démarrera à la rentrée 2016 et ce sera éclairant !











dimanche 10 janvier 2016

June et Jo

Avec Amélie Graux, on vous concocte ça :





June et Jo
"Le souvenir"



« Et le jour de ta naissance, tu t'en souviens alors ? T'étais là ! »

« On ne peut pas se souvenir de choses aussi vieilles. »

« La mémoire, elle commence quand alors, June ? »


« Depuis le moment où … on sait faire du vélo sans les petites roulettes ! »



Chez Gallimard Giboulées,
en mars.

(pas fait exprès)
(les giboulées de mars tout ça tout ça)


vendredi 8 janvier 2016

Quand Julien ...

... Quand Julien Castanié fait des pages de garde,

on voudrait les encadrer, non ?


Pour notre futur album, Un pas puis mille.
Editions La Pastèque, en 2016.



samedi 2 janvier 2016

En 2016, j'inonde le marché mais c'est pas de ma faute.



Cette année, j'ai un nombre de parutions qui m'a fait un poil peur quand j'ai fait le compte. Il y a toujours un côté suspect à la surproduction, j'ai déjà souvent essuyé ce type de remarques. Je m'en fous un peu, en vrai. Les gens qui me connaissent et me suivent savent que je ne surproduis pas, que chaque livre est une histoire et que si j'envoie un texte à un éditeur, c'est que j'y crois. 
Enfin, je m'en fous peut-être pas tant que ça puisque cet article (sans doute le plus long depuis la création de ce blog) consistera à prouver que si j'inonde le marché cette année, ben, en gros, faut pas me jeter des crottes de nez : c'est pas (trop) de ma faute. 

Voilà. J'écris beaucoup, je jette beaucoup aussi. Mais j'ai la chance que la plupart des textes que j'envoie soient publiés et je ne vais pas m'excuser pour ça. (J'ai quand même quelques textes malheureux qui restent sagement dans le dossier qui portent d'ailleurs ce nom dans mon ordi : "les textes malheureux".)

J'ai donné ma démission de l'éducation nationale en 2011, et faut bien vivre ma p'tite dame. Alors j'ai aussi développé d'autres projets et me suis, particulièrement en 2015, intéressée de près au scolaire. Génial pour moi de bosser sur des manuels scolaires que j'utilisais quand j'étais instit. Et à certains moments, quand je n'arrive pas du tout à écrire (un bon mois après le 13 novembre, par exemple), j'aime avoir des choses plus "techniques" à rédiger (méthode de lecture, petites BD pour énoncés de maths, fiches de lecture ...).


Chaque livre est une histoire, tu disais ?
Vas-y, prouve. 


Je vais donc détailler le pourquoi du comment de chaque livre à paraître en 2016. 
Merci à ceux (peu nombreux, je m'en doute) qui liront cet article jusqu'au bout. Love sur vous. 

Car, oui, en 2016, il y aura : 


"La Drôle d'expédition"
Roman pour les 9/12 ans, collection Pépix (Sarbacane, dirigée par Sieur Tibo Bérard)
Illustré par Marion Puech. 


C'est la suite des aventures de Zach, le petit gars de "La Drôle d'évasion" (sortie en 2014).
La Drôle d'évasion a eu un sacré beau succès (13 sélections, déjà pas mal de prix dont le Prix Quai du Polar Jeunesse à Lyon, plus de 10 000 exemplaires vendus, des invitations dans tous les sens) et j'aime tellement ce personnage, que je piaffais d'envie de lui faire vivre autre chose. 
C'est fait. Zach va marcher sur la Lune. Et même que ma fille, Fantine, a écrit le scénario avec moi !
Ce livre paraîtra pour les deux ans de cette collection qui cartonne et dans la famille Pépix, on est pas du genre à bouder notre plaisir.








"Le livre envolé de Piotr-Olivius Pilgrim"
Conte (Didier Jeunesse, Coll. Il était une mini-fois)



Ce conte-là, je l'ai écrit il y a trois ans. 
Je le portais en moi depuis très longtemps. 
Vous savez que j'aime Georges Perec d'amour (et pour ceux qui ne le savaient pas, maintenant c'est fait). 
Un de ses textes, Le Voyage d'hiver, m'avait tellement marquée que j'avais envie de l'adapter pour la jeunesse. Ici, c'est vraiment très librement adapté. Je me suis inspirée de ce mystère littéraire pour inventer l'histoire de Piotr-Olivius Pilgrim. 
Le texte est très long (trop pour un album, pas assez pour un roman), dense, avec une volonté littéraire affichée : j'ai eu beaucoup de mal à trouver une maison pour lui. 
Chez Didier Jeunesse, ils l'ont aimé, beaucoup. D'emblée, il n'a pas été question d'en faire un album, mais de le défendre en tant que conte, dans la jolie collection "Il était une mini-fois". Je suis assez fière car jusqu'à ce titre, la collection n'était composée que de contes classiques. 

Un merci tout particulier à Charlotte Derville pour la grande finesse des relectures : voilà du travail de dentellière. Chapeau. 




"La pêche à la lune"
illustré par Barroux
Mango


Lors du salon de Villebois Lavalette en 2014, Barroux (qui sera deux fois cité dans ce post) me tend trois dessins en me disant : "Si ça te plait, imagine une histoire à partir de mes images". 
Pari tenu. J'adore ce genre de surprise, de défi. 
ça mûrit pendant des mois, et j'écris un texte qui s'appelle "Le chapeau vert" et qui, chouette, l'emballe. 
Le titre, la couleur du chapeau changent. Mais tout était dans les premières images : une histoire d'héritage, de transmission, d'amour. 
Il y a un peu de "Big Fish" dedans, comme un hommage au film, et aux histoires que mon père raconte en flirtant avec la vérité. 
Marion de Rouvray, chez Mango, craque à son tour : c'est parti !



"Sur mon fil"
album illustré par Louis Thomas
Milan


En 2010, j'écris un texte inspiré de 15 ans de garde alternée. Une semaine chez papa, une semaine chez maman, mon fils sait ce que c'est. On a vraiment été les pionniers du truc, en 1994. On est passé par la petite valise que le môme transporte chaque fin de semaine, pour en arriver à tout acheter en double pour son confort. J'ai envie de raconter cette vie-là, en équilibre sur un fil tendu entre les deux maisons. Une toute petite maison d'édition veut m'éditer, j'accepte. Une semaine après, Christophe Tranchant de chez Milan m'envoie un mail : il aime beaucoup ce texte. Je dois donc décliner une parution chez Milan pour un éditeur qui se lance juste. J'en garde de gros regrets. L'album paraît, joliment illustré par Sel. Mais, arghhhh, la boîte fait faillite. Je décide après trois ans, de renvoyer le texte à Christophe Tranchant, pensant qu'il ne s'en souviendrait plus du tout. J'avais tort : non seulement il se rappelle précisément de ce coup de coeur mais il me donne vite rendez-vous dans leurs locaux et on signe rapidement. Sophie Chanourdie puis Erell Guéguen prennent tour à tour le relais, toujours avec le même enthousiasme pour mon texte. Ce qui fait vraiment chaud au coeur. Car, vous l'aurez compris, je tiens beaucoup à ce que cet album existe. 
Louis Thomas se charge des illustrations. Et je peux vous dire que c'est vraiment magnifique, avec une pointe de légèreté et d'humour qui, je crois, équilibre l'ensemble. Pour une histoire de funambule, ça tombe bien. 





"June et Jo"

 illustré par Amélie Graux
Gallimard Giboulées




Après "J'aime mes cauchemars" paru chez le même éditeur, Amélie et moi avions envie d'une nouvelle collaboration. June et Jo naissent, dans l'idée d'en faire une petite série. Des histoires toutes simples,  comme des déambulations poétiques autour d'un thème (ici, le souvenir). Cet album sera le premier tome. Viendront ensuite le rire et le caprice. Pour des raisons indépendantes de notre volonté, le livre est retardé : ce ne sera pas 2015 mais 2016. 





"Un pas puis mille"
Album illustré par Julien Castanié
La Pastèque


Encore un très vieux projet !
Il date de l'édition 2011 du "tandem jeunesse" qui existait à l'époque (projet permettant à des auteurs et des illustrateurs de se rencontrer autour d'un thème). 
Je propose un texte, Pesco et moi, Julien Castanié le choisit. 
Nous mettons du temps à trouver un éditeur mais l'attente en valait la peine ! 
C'est chez le magnifique éditeur Canadien, La Pastèque (qui publie des livres que j'adore, dont la série des Paul, Joker, ou encore l'immense "Jane, le renard et moi", entre autres) que cet album paraîtra.  Il parle de déménagement, de cailloux dans la chaussure, d'un serpent rouge dans la montagne et du passage de l'enfance à l'adolescence. 
Je l'aime d'amour. Les images de Julien sont belles, surprenantes, douces. 
Là encore, la parution prévue en 2014, puis en 2015 est retardée. Vivement 2016, alors !




"Tiago, baby sitter de choc"
4 tomes 
série illustrée par Laurent Audouin
 Magnard Jeunesse








Fin août 2014, Mélanie Edwards des éditions Magnard Jeunesse me contacte. Elle a lu certains de mes textes et souhaite savoir si une nouvelle collaboration m'intéresse. Elle a l'idée d'une série de Première Lecture, avec un personnage principal qui s'improvise baby-sitter pour animaux. J'y réfléchis. J'aime vraiment les commandes, que je vois comme des contraintes oulipiennes. Et pour le reste, j'ai carte blanche. Je m'amuse beaucoup, encore plus quand Laurent Audouin est choisi pour réaliser les illustrations. L'équipe de Magnard est adorable, à l'écoute et dynamique. 
Cette aventure-là, née d'une commande, m'enchante. 

Elle marque aussi le début de plein d'autres choses chez Magnard écoles (encore un peu secrètes, mais qui paraîtront à la rentrée 2016) : une méthode de maths et  une méthode de lecture (j'ai été contactée d'abord comme auteure puis j'ai proposé de  constituer une équipe d'enseignantes  pour rédiger les cahiers d'activités et  le guide du maître). Et c'était la méthode de lecture que j'utilisais lors de ma première rentrée dans l'enseignement en 2000,  c'est dire ma joie ! La boucle est un peu bouclée. 











Rose
Victor Pinel
Les Enfants rouges

Tome 3 de ma série "Les petites marées"
C'est l'adaptation de mon roman Lâcher sa main (paru chez Grasset en 2011). Victor Pinel fait un travail remarquable. Il a une lecture fine, intelligente, précise, du scénario et il fait des merveilles. 
Je ressens la même émotion que lorsque Mathieu Bertrand m'envoyait les planches de Mona (tome 1 de la série).

Ce tome 3 paraîtra en même temps que le tome 2  tout beau tout neuf ("Jules", dessiné par Israel Parada) qui a eu des misères en 2015 (impression ratée, nous avions décidé de le "rappeler").

Merci à Nathalie Meulemans, éditrice des Enfants rouges,  pour sa confiance (et elle revient plus bas dans le post !).




La Belle absente
avec Barroux et Constance Joly
Les Enfants rouges


Ma toute première BD adulte !
C'est pas dingo, ça ? 

Ce roman graphique a une histoire, une longue histoire. Vous êtes prêts ? 

Pour résumer, je rencontre Constance Joly en 2012. Nous parlons de tout, de rien, de Perec (encore lui ??). Coïncidence, elle connaît mon livre de chevet (Un Homme qui dort), auquel j'ai consacré mon mémoire de maîtrise (oui, ça date du paléolithique, je sais, on ne dit plus ça). Elle en a un exemplaire chez elle, et ô magie, il est dédicacé pour sa mère par Georges himself. Mon émotion est totale. 
Je lui propose de l'adapter en BD. 

En partant des dessins de Barroux faits pour le projet Perec, projet avorté donc, nous avons, Constance et moi, inventé une autre histoire. 
C'est pas beau, ça, comme contrainte oulipienne, oh ? 
Et c'est un roman noir, très noir qui a jailli. Dans le sang. 

ça s'appelait "Regarde-toi", c'est devenu La Belle absente, du nom d'un poème (oulipien, oui, vous suivez !), voir ici. 
Et ça sera, à l'image de la couverture, absolument terrifiant de beauté brute. Car Barroux est un géant. Et Nathalie est une éditrice géante. 





Un mini-roman chez Je Bouquine

"Robin, Jonas et moi"




J'avais déjà écrit pour Je Bouquine (Un coeur en équilibre). Quand la maquette a changé, le roman est remplacé depuis la rentrée par un mini-roman, Sylvie Thierry-Askévis m'a demandé de réfléchir à une idée autour du thème amour/amitié. 
Ma fille Ninon m'avait raconté l'année dernière une histoire vécue par une de ses copines et qui avait beaucoup marqué son groupe d'amis. Je m'étais dit "oh, ça, m'étonnerait pas que ça devienne un livre un jour". L'idée collait pile au thème proposé par Sylvie (éditrice que j'adore, avec qui j'avais déjà bossé pour Mes premiers J'aime lire). J'ai donc écrit en deux nuits l'histoire soufflée par ma fille, et qui avait eu le temps de mûrir dans mes carnets depuis qu'elle était rentrée du lycée en criant : "Maman, il s'est passé un truc fou, faut que je te raconte ça !". 
L'équipe de  Je Bouquine a aimé. Ce sera illustré par Aline Bureau, et ça sort en février. 



Vous avez tenu jusque là ??
Vous êtes mes héros. Un grand merci. 

ça mérite un concours ! 
Un petit commentaire et je tirerai au sort un nom dans une semaine. Vous pourrez choisir un de ces livres que je vous enverrai à sa sortie. 














vendredi 1 janvier 2016

Des bulles pour le nouvel an



Entre le bilan de l'année 2015 et le teasing des parutions à venir, un petit tour de mes coups de coeur BD !

Pour Noël et puis pour mes 46 ans, arrivés juste avant, j'ai fait le plein de BD ... je les repère dans l'année et je fais une grande liste que je fais exprès de laisser traîner sur mon bureau pour que l'amoureux la trouve.

Voici celles que je viens de lire, que je viens d'aimer, que je viens vous conseiller :



La série Sunny de Taiyou Matsumoto (Kana)  : manga niché au coeur d'un orphelinat japonais, doux-amer, âpre et lumineux. 

Joker de Benjamin Adam (La Pastèque), chronique très (très, très) drôle d'un scandale familial en plein Haut-Mouronnais (!), vu tour à tour par les uns et les autres, en passant par le chien des victimes. 
"Pêche macabre chez Batimax"



Hiver rouge d'Anneli Furmark (çà et là)
Troisième BD de cette auteure suédoise à être traduite en français... (à quand les autres ?).
Je l'avais découverte avec le merveilleux "Peindre sur le rivage", puis "Le centre de la Terre" m'avait conquise, émue, troublée. 
Hiver rouge (quel titre !) est encore une fois magnifique. Une histoire d'amour singulière, ancrée dans la vie politique en Suède dans les années 70, entre une membre du parti social-démocrate et un jeune maoïste. 
Le pitch n'est pas sexy, mais l'ambiance, les dessins au plus proche des personnages, et notamment de la fille de cette mère adultère, ont transformé cette lecture en magie. 


Paul dans le Nord, (Michel Rabaglietti, La Pastèque) 
La suite des indispensables aventures de Paul : j'adore retrouver cette famille qui me semble, d'année en année, être un peu la mienne. Toujours aussi marrant (le québécois et ses tournures à tomber, simonac !), touchant, poétique, tendre. 
On plonge dans l'adolescence de notre Paul avec délectation. 
Pur plaisir. 


Une si jolie petite guerre, et Give peace a chance
de Marcelino Truong (Denoël Graphic)

Un chef d'oeuvre à mon avis. 
Donnez-vous une chance de comprendre la guerre du Vietnam, grâce à cette chronique de l'intérieur. 
Marcelino Truong raconte la vie de sa famille, son père diplomate, sa mère bipolaire et ses frère et soeurs, la vie qui s'installe entre les déménagements forcés, au gré des affectations paternelles. Washington, Saint-Malo, Saïgon, Londres ... 
On suit la guerre par le prisme des enfants, et au travers des recherches qu'a menées l'auteur dans les documents familiaux (photos, lettres aux grands-parents). 
C'est très finement raconté (parfois franchement complexe, tant ma connaissance du conflit était parcellaire), jamais complaisant, polémique, fascinant.
Les dessins, absolument extraordinaires, viennent adoucir le propos en se plaçant délibérément du côté des enfants.


L'essai, de Nicolas Debon (Dargaud) :
celle-ci, je l'ai volée à mon mari après lui avoir offerte. 

C'est le récit d'une tentative de communauté libertaire en 1903 dans les Ardennes. 
Album inspiré d'une histoire vraie, superbe matière à réflexion. 
Planches de toute beauté. 



J'ai reçu aussi Khodja de mon camarade Thomas Scotto (dessins Régis Lejonc, Thierry Magnier) mais il ne peut être sur la photo car je l'ai déjà prêté. 

C'est un conte initiatique, c'est un vrai voyage qu'on fait en suivant ce garçon dans le labyrinthe, un voyage en nous-mêmes, souvent. On croise des figures connues, on est émus par le texte si juste, par le dessin qui est pile entre le trait enfantin et la précision, entre la naïveté et l'équilibre. 

C'est inventif, (avec cette impression de découvrir un livre vraiment nouveau, un "truc" différent, à la Scott, quoi, tout simplement), c'est doux, c'est fort. 

"Je vais apprendre le reste de la vie"




Tous ces livres continuent leur chemin en moi, et c'est très bien comme ça.