mercredi 14 mai 2014

les Incos à Riom et Clermont-Ferrand !

Ma tournée se poursuit en beauté ...

Après Troyes, Pessac, St Germain-en-Laye, Copenhague, Val-de-Reuil, j'étais à Riom et Clermont-Ferrand dans le cadre du Prix des Incos.

Et cétait waouh. 
ça c'est le seul mot qui me vient toujours quand, justement, les vrais mots me manquent. Pas mal pour une auteure, hein ? ^^

Une après-midi au Collège Jean Vilar (et un pique-nique !), avec les 6ème de Meryl Maillot et les CM2 de M. Tissandier de l'école Chappes de Riom, dans le chouette CDI de Laurence Berthet. Un beau partenariat, de l'enthousiasme et de l'ambiance !

J'ai découvert de nouvelles propositions de quatrièmes de couv pour La Meilleure nuit de tous les temps, qui continue à susciter quelque chose de très beau, partout où je me rends. Raphaël et Colombe ont des fans et c'est très émouvant de le constater à chaque fois...

Et regardez le talent de Martin : dingue, non ?













(magnifique, non ?)












Mardi, j'étais le matin au CDI du collège Pierre Mendès-France de Riom, accueillie par une documentaliste extra, Catherine Krzanowski. 
Mais on n'a pas fait de photos, hélas. 

Et enfin, une après-midi complètement dingue au Collège Quilliot de Clermont-Ferrand !

Quand le projet est mené conjointement par une documentaliste formidable, Karine Talabard, une institutrice de CM2, Sylvie Rosa, un professeur d'éducation musicale, Isabelle Serot, un professeur d'arts plastiques, Sylvie Priolet et un professeur de lettres, Carole Fontaine, toutes motivées et bourrées de talent et d'idées, ça donne ... ça :

un spectacle, où les mots de mon roman deviennent musique ...







Un menu d'amoureux, et un CD avec les chansons du roman !




Une expo en lien avec le thème de l'année en arts plasiques : l'objet. 
Maquettes gourmandes, natures mortes (très vivantes !), compositions...























Des haîkus musicaux...





Puis, les CM2 de Mme Rosa nous ont rejoints avec leurs questions fines et pertinentes...



Ceux qui me connaissent savent que j'ai dû retenir mes larmes... 

Un immense MERCI, du fond du coeur, pour cette expérience si touchante. 

Merci à tous pour cette énergie. 


"Moi, j'aimais pas lire, mais ton livre a changé mes idées sur la lecture !"

"J'ai tellement aimé ton roman que j'ai envie de le relire encore et encore..."












dimanche 11 mai 2014

Il est où Blonk ?

Vous vous souvenez de Tess, qui se posait déjà une question cruciale dans le tome 1 :
ça sert à quoi ce truc ?




Et bien elle revient !

Toujours chez Frimousse, toujours illustrée par Loïc Méhée, toujours avec des questionnements fascinants. 

Il est où, Blonk  ?

sortira cet automne !
Je vous laisse découvrir deux images de ce tome 2, où un pauvre doudou tout beau tout blanc au départ va subir les mauvais traitements de Tess et devenir, comment dire, relativement ignoble. 






Les parents de Tess vont tout faire pour essayer de le laver, mais à ce jeu-là, Tess est la plus forte.

Du vécu. 

Blonk est un doux mélange de Dao-Rouge et Daorange, Popop et Pain d'épices, les doudous de mes trois enfants. 
Un hommage, quoi. 













vendredi 9 mai 2014

Huit saisons et des poussières

Normalement, il sort aujourd'hui !

Huit saisons et des poussières
aux éditions des P'tits bérets 
illustré par Anne Montel

C'est un album pour les grands, à partir de 8 ans. 
Le père d'Amos rentre de deux ans passés dans un camp de concentration. 
Le lien se retisse, doucement, entre le père et son fils.



Voici quelques photos (prises par Anne Montel)


















Un extrait de texte ...

"Depuis qu’il est rentré, le père d’Amos reste la plupart du temps assis dans le grand fauteuil du salon. Il pose ses mains sur ses cuisses et regarde droit devant lui. Il ne fait rien d’autre. Et surtout, il ne parle presque pas.
Il est là, c’est tout.
Quand il est revenu, c’était une journée de grosse pluie. Toute la famille était près du poêle. La mère préparait la soupe, Sarah lisait, avalée par le fauteuil dans lequel le père s’est installé depuis. Amos faisait ses devoirs sur la table de la cuisine.
La porte de l’entrée s’est ouverte d’un coup, aidée par le vent. Ils se sont tournés brusquement et l’ont vu. Une ombre immense, là, sous leurs yeux, après deux ans, un mois et seize jours d’absence. Il n’a pas dit un mot. La mère a d’abord étouffé un petit cri, puis s’est précipitée vers lui. Elle lui a retiré son manteau trempé, elle l’a aidé à enlever ses bottes, l’a assis sur le fauteuil près du feu.
« Pousse-toi Sarah, laisse ton père s’asseoir là. »
Elle s’est agitée, a préparé un café, a coupé du pain. Amos et sa sœur n’ont pas osé bouger. Ils ont regardé les allées et venues de leur mère, hypnotisés. Ils n’osaient pas regarder leur père, leur minuscule père perdu dans le grand fauteuil.
Et puis la mère s’est assise, là, derrière le père. Elle a posé les mains sur lui. Elle a commencé à caresser ses épaules, doucement, doucement. Elle s’est mise à chanter une berceuse, un air pour les bébés, tout en lui caressant les épaules. Amos et Sarah sont restés longtemps comme ça, immobiles, à écouter leur mère chanter près du feu, à suivre les ombres danser sur le visage de leur père. La mère fermait les yeux, et chantait, et caressait, comme si elle voulait lui rendre en une fois les deux ans d’amour perdus.
Depuis ce soir-là, il n’a presque rien dit. Des jours que ça dure."


Déjà des articles ...


On en parle déjà chez Enfantipages !
"Ce n'est pas un ouvrage sur les camps et leurs horreurs, même si tout est là, au creux de chaque non-dit, c'est un album sur le revenir et le souvenir qui se heurtent terriblement, avant de se tendre la main. Les illustrations d'Anne Montel viennent soutenir le propos, merveilleuses de légèreté et de patience, par leurs si gracieuses touches. Un très beau livre à découvrir dès 8 ans."

Et sur le site Critiques libres. 
"Huit saisons et des poussières" est un livre qui aborde avec tact et justesse les relations familiales telles qu’elles auraient pu être au retour d’un déporté."



Merci à Caroline Perot pour sa confiance



jeudi 8 mai 2014

Copenhague !

Mercredi, je me suis envolée pour le Danemark (avec l'amoureux et les filles dans mes bagages).
J'ai en effet eu la chance d'être invitée par le lycée français de Copenhague, pour deux jours de rencontres, dans le cadre du Prix des Incos.
Et c'était ... génial !

Bruno Descubes est un documentaliste enthousiaste, chaleureux et adorable : c'était donc un vrai plaisir de passer ces deux journées dans son CDI lumineux.

J'ai rencontré les trois CM2 de Silvia Mendès, d'Emmanuel Martineau et d'Anne-Claire Guer, et les 6ème 1, 2 et 3, accompagnés par leurs enseignants : Charlotte  Rogez et  Benoît Dodivers.

Une belle table de banquet, du jus de pomme, des sourires, des questions comme je n'en avais jamais eu, je crois, et ces petits moments, à la fois drôles et émouvants, où on sent que la rencontre existe et qu'elle a du sens.
Une jolie ambiance dans cet établissement, une parole qui circule, un sacré intérêt pour la lecture, beaucoup de finesse d'analyse, des adultes qui savent écouter les jeunes, des jeunes curieux, respectueux, de vraies personnalités... j'ai senti tout ça flotter dans l'air.



Je retiens quelques questions ...

"Est-ce que vous avez encore des rêves ?"
"Alors, tu l'aimes, en fait, ta vie ?"
"Serais-tu devenue écrivain si tu n'avais pas vécu dans ce bain d'enfants ?"
"Si jamais tu déménages un jour, tu devras te trouver un autre endroit pour écrire, où tu te sentiras bien."

Un débat sur la gifle, où, au Danemark, j'ai compris que c'était absolument interdit, la scène dans mon roman, les a donc pas mal secoués. 

Je retiens tout.  Un beau cadeau que ce voyage. 

MERCI à tous. 
Un bonheur. 



















Et puis Copenhague, c'est aussi ça, des vélos pour remplacer les embouteillages, un ciel très bleu, des maisons de toutes les couleurs, une ville qu'on peut visiter à pied facilement, et le dernier vrai quartier hippie, Christiania, où on aurait bien passé encore du temps. 

Dimanche soir, il a fallu rentrer. Et c'était le coeur lourd, je peux vous le dire. 




















Encore un immense merci à Bruno pour l'accueil, le resto, les explications sur le Danemark, aux enseignants et à tous ces élèves avec lesquels c'était si chouette de parler. 

♥♥♥