Il est annoncé
là, ça devient concret !
Mon roman "Lâcher sa main" paraîtra en février prochain chez Grasset (collection Lampe de poche ado)...!
Une histoire de fille qui met les voiles, de maman un peu ... fantasque.
La quatrième de couverture, la voici, la voilà :
"Ce soir-là, collée à Tristan, j'ai découvert des gens jolis sur un bateau pourri. Alfredo, l'Argentin échoué à Saint-Valéry après une rupture "compliquée", Marie, Matthieu et la petite Lou en devenir.
J'ai découvert tout un monde, avec des rêves de voyage et des blagues à deux balles.
Ces gens-là ont changé ma vie.
Je les ai observés plus d'un an préparer leur périple, sans savoir que je serais finalement du voyage... loin de maman et de sa folie douce."
La couverture, je crois qu'elle est encore secrète, pourtant je brûle d'envie de la montrer, parce que j'adore cette illustratrice, elle est là, à droite dans mes liens... et elle a fait un truc troooop beau !^^
Bon, on attend encore un peu.
Un extrait ? (avec des gros mots dedans, enfin ! J'adore ça)
"Relever sa jupe et pisser"
Maman et moi, on se promène avec un monsieur et une dame. Ils vont nous louer un terrain en Ariège. C’est la grande époque « apiculture » : on aura onze ruches, maman a décidé que c’est sa vocation.
On fait le tour du propriétaire avec ce monsieur, Michel, et sa femme Cathy. On les connaît très peu, ils prennent ma mère pour une allumée de première, ça se sent. J’ai du pif pour ça. Alors, j’essaye de compenser en faisant ma sérieuse. J’en rajoute, j’en fais des caisses, je fais croire qu’on a lu tous les livres sur les abeilles, qu’on est dans le miel de génération en génération.
Je suis heureuse parce que je vois bien que Michel et Cathy, ils tombent dans le panneau, ils me croient, ils sont à la limite de nous demander comment on enfume les ruches, chez nous.
C’est le moment que maman choisit pour relever sa jupe, se baisser et pisser, là, au milieu du chemin.
Elle continue à parler à Michel, qui la fixe, bouche bée. Elle dit : « Oui, le miel, c’est de famille. »
Maman m’a appris ça, et je me sers souvent de cette théorie géniale : partout où tu es, en ville ou en pleine nature, pas besoin de chiottes, non. Si tu veux pisser, tu relèves ta jupe et tu pisses. Point."
Un vent de liberté tout frais souffle sur ce livre, j'ai aimé l'enthousiasme de Valéria Vanguelov des éditions Grasset, merci à elle... et à mon illustratrice mystère !^^